Enfant, je voulais être professeur de musique, puis scientifique environnemental, puis psychologue. En entrant à l'université, j'ai compris que je ne voulais rien de tout cela.
J'ai commencé à me renseigner sur différentes carrières et j'ai finalement décidé de devenir hygiéniste dentaire. J'ai commencé comme assistante dentaire et j'ai gravi les échelons jusqu'à devenir hygiéniste dentaire. Je n'ai pas vécu mon enfance en sachant ce que je ferais et je n'ai donc pas passé des années à réfléchir au type d'hygiéniste que je serais.
Mais, fort de ma propre expérience sur le fauteuil dentaire, je savais quel genre d'hygiéniste je ne voulais pas être. Je n'avais consulté le dentiste que quelques fois durant mon enfance, et je me souviens avoir été réprimandée à chaque fois. Je savais que je voulais que ma propre philosophie reflète une dentisterie sans douleur et de l'empathie dans les soins cliniques.
Dès mon entrée à l'école d'hygiène, mon programme nous a demandé de définir notre philosophie d'hygiène dentaire et de décider du type d'hygiéniste que nous souhaitions devenir. J'ai pris ce devoir de philosophie à cœur et je l'ai laissé orienter ma formation. Je me suis concentrée sur la phase préclinique afin de garantir une instrumentation indolore et un contrôle de la douleur pour optimiser mon anesthésie locale.
Je voulais que mes patients vivent une expérience positive et retournent chez le dentiste sans crainte. Aujourd'hui, je suis fière d'être l'hygiéniste dentaire de référence pour les patients inquiets et craintifs.
Je sais que c'est mon domaine et je prends le temps de faire connaître à mes employeurs mes points forts et mon ouverture à ce type de patients. Je crois que c'est non seulement un domaine dans lequel je excelle, mais aussi mon devoir en tant que professionnel de santé.
Travailler avec les patients exige de la compassion, et il ne faut pas oublier que les interventions dentaires sont invasives et intimes pour la plupart. Ceux qui ont vécu des expériences désagréables ont du mal à franchir le seuil de la clinique. Il est de notre devoir de traiter le patient dans sa globalité en lui prodiguant des soins de qualité et en veillant à son confort, tant physique que mental.
Ma philosophie clinique personnelle est centrée sur le confort du patient, mais pour certains cliniciens, certaines qualités ou compétences ne sont pas innées. Il est important d'être intentionnel dans sa pratique clinique et de décider dans quel domaine on souhaite se concentrer et exceller. Comme dans tous les aspects de la vie, le développement personnel est nécessaire.
Cela peut impliquer de prendre en charge davantage de patients répondant aux types de patients que vous souhaitez cibler et d'explorer ces sujets dans le cadre de votre formation continue. Les domaines de spécialisation peuvent inclure la pédiatrie, la gériatrie ou les implants.
Quel que soit votre domaine d'activité, vous devez être un professionnel. Un professionnel se caractérise par son respect des normes techniques et éthiques de sa profession. Il se caractérise par une attitude courtoise, consciencieuse et généralement professionnelle au travail. C'est la compétence, le bon jugement et la politesse que l'on attend d'une personne formée pour bien faire son travail.
Alors, ma question est : quel type d’hygiéniste êtes-vous ?
Par Kendra Flowers, BSDH, RDH
À propos de l'auteure : Kendra a évolué comme assistante dentaire, hygiéniste dentaire clinicienne, formatrice en hygiène dentaire, conférencière et évaluatrice de produits. Sa passion est de soutenir les professionnels dentaires d'exception et d'élargir le champ de pratique de l'hygiène dentaire afin d'améliorer la qualité des soins prodigués au public.